Thomas et les intrépides

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Mentir ne réussit jamais

Mentir ne réussit jamais arthur

La vitre du hall a volé en éclats. Pendant que les surveillants tiennent les élèves à l’écart, l’agent d’entretien ramasse les morceaux de verre. « Qui a bien pu faire ça ? » se demande-t-on à mi-voix. Brusquement, un nom est sur toutes les lèvres : Arthur. Un élève de troisième l’a vu prendre une pierre et la jeter contre le carreau. D’ailleurs, il est allé le dénoncera immédiatement au bureau du conseiller d’éducation.

Devant ce même bureau, Arthur qui a été aussitôt convoqué n’en mène pas large. Il n’a même pas le coeur à grignoter. Il pleure à chaudes larmes en expliquant à ses copains les Intrépides qu’il n’y est pour rien.

-Nous le savons bien ! tente de le rassurer  Léa. Ne t’inquiète pas…

-Oui, renchérit alors Marie. Pourquoi aurais-tu fait une chose pareille ?

-J’ai peur, sanglote leur ami. Que vont dire mes parents si on me punit ? Ou si on me renvoie du collège ?

-Tu ne seras pas renvoyé, lui promet Thomas.

La porte du bureau s’ouvre. Le conseiller d’éducation appelle Arthur la mine sévère, laissant le reste de la bande dehors.

-Qu’est-ce qu’on fait ? demande Jules.

-On mène l’enquête bien sûr ! répond Thomas. Pas question de laisser Arthur se faire accuser à tort. Commençons par aller voir cet élève de troisième… Comment s’appelle-t-il déjà ?

-Stéphane, dit Léa. Il doit être près de l’abri à vélos. Il traîne toujours là avec ses copains.

-Vous croyez qu’il va vouloir nous répondre ? risque Jules d’une voix timide.

-Pourquoi ne répondrait-il pas ? Il a intérêt d’ailleurs, dit Marie. Allons-y !

En effet, Stéphane est là, mais il n’est pas seul. Il est accompagné d’un garçon de sa classe. Il fronce les sourcils en voyant les intrépides se diriger vers lui.

-Vous êtes les copains du petit gros ? leur  lance-t-il d’un ton hargneux. Allez jouer ailleurs : ce n’est pas un endroit pour les mioches ici !

-Son nom c’est Arthur ! fait Thomas sans se démonter. Et nous ne partirons pas avant que tu n’ais répondu à nos questions.

-Tu te prends pour Sherlock Holmes ? ricane le garçon. Allez-y ! Posez vos questions… mais après, vous disparaissez ! Compris ?

-Si tu étais là quand Arthur a jeté la pierre, pourquoi tu ne l’as pas empêché de le faire ? débute Marie.

-Parce que j’étais trop loin, réplique Stéphane en haussant les épaules.

-Tu as  pourtant dit que tu avais tout vu… rétorque Léa.

-C’est exact ! la coupe-t-il. Dans le moindre détail, j’ai tout vu !

-… alors, comment Arthur était-il habillé ? enchaîne Marie.

-Je ne sais pas, dit-il soudain embarrassé, je ne m’en souviens pas.

-Tu te souviens peut-être de l’heure qu’il était ? interroge Jules en prenant son courage à deux mains.

-Evidemment, il était 10h00 pile. La sonnerie retentissait encore…

-Alors j’ai la preuve que tu es un menteur, triomphe Thomas. D’abord, Arthur ne nous a pas quittés de la matinée. Ensuite, toute notre classe a été retenue par monsieur Lepin, le professeur d’anglais, jusqu’à 10h05. Il voulait que nous finissions un contrôle. Je me demande ce que le conseiller d’éducation va dire de tout ça…

-Rien du tout:  vous n’allez rien lui dire ! menace le garçon, en saisissant Thomas par le col.

Mais à peine a-t-il esquissé le geste,  que Léa et Jules se jettent sur lui  tandis que Marie lui mord le bras pour le faire lâcher. La bataille serait devenue générale si une voix grave ne s’était pas fait entendre.

-Eh bien ! Que se passe-t-il ici ? interroge le gendarme Pierrot qui vient de passer le portail.

-Ce type est un menteur, explique Thomas. Il a accusé Arthur d’avoir cassé la vitre du hall, mais nous avons la preuve que ce n’est pas lui le coupable !

-Je sais, dit Pierrot, c’est pour ça que je suis là… Tu vois mon garçon, dit-il à Stéphane, tu n’es pas très malin. Ce n’est déjà pas  joli d’accuser un innocent et en plus, c’est un délit : on appelle ça une dénonciation calomnieuse.De plus, un chauffeur de bus a aperçu ton ami, Victor briser la vitre ce matin. Donc, vous allez m’accompagner tous les deux jusqu’au bureau du conseiller d’éducation. Et vous pouvez vous attendre à des sanctions disciplinaires !

plan-denonciation

Un commentaire »

  1. canelle49 dit :

    Bonjour à vous deux,

    voilà encore une bien belle leçon, la vérité finit toujours par éclater et dans ce récit l’enquête menée par Thomas et sa bande a fait qu’un innocent ne va pas payer pour un coupable. La vie est belle, lorsque les coupables payent pour leurs mauvaises actions.

    Bravo encore à vous deux !

    Gros bisous, Helene

    Dernière publication sur air du temps : Un cri d'amour !

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